
Cette équipe de neuroscientifiques du Pennington Biomedical Research Center (Baton Rouge, Louisiane) fait progresser la compréhension des mécanismes par lesquels le cerveau perçoit l’alimentation pour contrôler l’appétit et le métabolisme. La recherche, publiée dans les Cell Reports, identifie précisément les signaux entre le foie et le cerveau qui régulent l’alimentation et la dépense énergétique.
L’obésité, le diabète et les maladies métaboliques associées continuent de représenter des défis sanitaires majeurs à l’échelle mondiale. L’obésité et les maladies métaboliques sont en partie dues à des perturbations de la régulation de l’équilibre énergétique par l’organisme. En identifiant les voies reliant l’alimentation au fonctionnement cérébral, cette recherche apporte
- un éclairage essentiel sur la façon dont le cerveau et le corps interagissent pour réguler l’apport alimentaire, la dépense énergétique et le métabolisme,
-
une nouvelle analyse de la biologie de l’obésité et de la santé métabolique,
- des connaissances cruciales pour mieux traiter ces pathologies.
Au centre de ce processus, une hormone, FGF21 qui transmet des signaux via les neurones du rhombencéphale pour modifier l’apport alimentaire et la dépense énergétique lors d’une restriction protéique.
L’auteur principal, le Dr Christopher Morrison, directeur du Pennington Biomedical pour la recherche fondamentale, commente cette recherche : « Nos travaux mettent en évidence le lien étroit entre la nutrition et le fonctionnement cérébral. L’organisme surveille constamment notre alimentation et s’adapte en permanence ; comprendre ces signaux est donc essentiel pour améliorer la santé métabolique ».
L’étude se concentre sur le facteur de croissance des fibroblastes 21 (FGF21), une hormone produite par le foie qui aide l’organisme à s’adapter aux changements de régime alimentaire et d’état nutritionnel. Les chercheurs identifient :
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un groupe spécifique de neurones dans le rhombencéphale qui répondent directement au FGF21 ;
- c’est donc une voie clé par laquelle cette hormone influence le comportement alimentaire et l’équilibre énergétique ;
- ces neurones jouent un rôle central dans l’adaptation à la restriction protéique en modifiant à la fois l’apport alimentaire et la dépense énergétique ;
- ces neurones sont à la fois nécessaires et suffisants pour induire des changements dans l’apport alimentaire, les choix alimentaires et la dépense énergétique lors d’une restriction protéique, ce qui souligne à nouveau leur rôle central dans le maintien de l’équilibre énergétique.
Prises ensemble, ces observations démontrent que
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la signalisation via ces neurones du rhombencéphale est nécessaire pour induire des adaptations métaboliques,
- notamment des modifications de l’appétit et de la combustion des calories. Cela remet en question les hypothèses de longue date selon lesquelles ces processus sont principalement contrôlés par d’autres régions du cerveau et suggère un système plus complexe et intégré.
Quelles implications ? Ces résultats suggèrent que les thérapies à base de FGF21 pourraient être optimisées pour cibler des circuits cérébraux spécifiques.
Les thérapies à base de FGF21 sont déjà explorées en milieu clinique, et comprendre leur mode d’action au niveau neuronal est essentiel pour améliorer leur efficacité et minimiser leurs effets secondaires.
Source: Cell Reports 28 April, 2026 DOI:10.1016/j.celrep.2026.117218 FGF21 signals through hindbrain neurons to alter food intake and energy expenditure during dietary protein restriction
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